Quelle est l’impact carbone du bio ?

L’engouement croissant des Français pour les produits bio ne se dément pas.  Pendant le confinement, la consommation du bio aurait augmenté de 25% en France due à une aspiration profonde en faveur d’une alimentation plus durable, locale, et de saison. Ainsi, les trois quarts des Français consomment déjà du bio régulièrement et près de 1 sur 7 en mangerait tous les jours. Cocorico !

Le bio en chiffres :

Selon l’ADEME, le passage à l’agriculture biologique est en forte hausse (+17,5% entre 2015 et 2016). La surface agricole bio représente 4,5 % de la surface agricole de la France et 5,6 % des exploitations agricoles pour un marché de 10 milliards € en 2018. Attention au greenwashing de certaines marques, les produits bio sont reconnaissables aux labels AB et agriculture biologique européenne ou non-européenne.

Pour autant, manger bio permet-il réellement de réduire l’impact carbone de son alimentation ? En effet, si le bio est moins intense en carbone, ses rendements sont aussi plus faibles. Le point avec Greenly.

L’agriculture bio peut-elle nourrir durablement 10 milliards d’individus en 2050 ?

Le bio est une méthode d’agriculture durable n’utilisant pas de produits chimiques et polluants pour sa production, et donc par nature, plus respectueux des sols, de la qualité de l’air et de la biodiversité.

La FAO, l’agence spécialisée des Nations Unis dans la lutte contre la faim, estime que l'agriculture bio génèrerait jusqu’à  66 % d'émission carbones en moins que l’agriculture conventionnelle. Néanmoins, selon une étude britannique, l’agriculture bio étant pour le moment 40% moins productive que la conventionnelle, il faudrait déboiser largement pour nourrir une planète toujours plus peuplée. 

Néanmoins, il est nécessaire de nuancer cette étude car elle ne prend pas en compte un changement de régime alimentaire. 70% des terres cultivées étant réservées à l'élevage d’animaux, réduire drastiquement notre consommation de viande est une piste prometteuse pour une agriculture respectueuse de la biodiversité et bas-carbone.

Enfin, gare aux effets pervers. Afin de répondre à la demande croissante des Français, certaines exploitations font l’usage de serres chauffées, très consommatrices d’énergies fossiles. Le meilleur exemple est celui de la tomate (bio ou non), cultivée en serres toute l’année. Afin de diminuer leur empreinte carbone, ces exploitations devront utiliser des énergies renouvelables d’ici 202

Par ailleurs, une étude menée par l’Iddri (Institut du développement durable et des relations internationales) en 2018, avait estimé que d’ici 2050 l’agroécologie pourrait nourrir tous les Européens tout en réduisant de 40 % les émissions carbones du secteur agricole. L’agroécologie est une méthode d’agriculture sans pesticide, durable, respectueuse des humains et de la biodiversité.

Le bio, meilleur allié de sa santé ?

Les légumes et fruits bio seraient plus riches en nutriments et en vitamines que les produits non-bio. Pourquoi ? N’ayant pas recours à des produits chimiques, les plantes bio se développent en résistant aux contraintes de l’environnement, et contiennent ainsi plus de vitamines, des antioxydants bons pour notre santé.

Et la viande bio ?

Pour limiter l’impact de sa consommation de viande, le label agriculture biologique s’engage au respect de l’eau, l’air et la biodiversité (sans pesticides, ni OGM, ni engrais de synthèse) tout en assurant des conditions de vie meilleures aux animaux (élevage hors sol interdit et accès au pâturage). 

Non, le bio n'est pas forcément plus cher que le « non-bio »

Les produits bio ne sont pas forcément plus chers pour les consommateurs que les non-bio, cela dépend du produit et si l'enseigne est spécialisée ou non. Néanmoins, Greenly vous donne des conseils simples pour diminuer drastiquement votre budget bio : privilégier les circuits courts, réduire la viande au profit de plus de légumes, éviter le gaspillage alimentaire et acheter en vrac.

Pourquoi les fruits et les légumes bios sont-ils emballés ?

Dans les commerces généralistes, les fruits et légumes bio sont emballés pour des questions règlementaires, afin de préserver la traçabilité et éviter le mélange avec des produits « non-bio ». Greenly vous recommande de vous approvisionner dans des enseignes bio spécialisées comme Naturalia, où vous récupérez 2% de cashback pour financer des projets de contribution climatique.

En définitive, acheter bio, c’est prendre conscience de l’impact carbone de son alimentation. Devenir un consomm’acteur permet à la fois de soutenir les revenus des agriculteurs français (+30% en moyenne) tout en préservant la biodiversité et sa santé. Néanmoins, gare aux tentatives de manipulation du consommateur par des producteurs qui détournent le bio de sa mission : diminuer l’empreinte humaine sur l’environnement.

Sources:

NIELSEN

FAO

Nature.com
ADEME


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